Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

News: Compétitions

20km Lausanne

Après une belle course l'an passé, l'objectif était de confirmer voire progresser cette année. J'ai eu un poil de peine à courir correctement après Porrentruy à cause de mes douleurs de genou, mais depuis quelques temps ça allait mieux et je portais juste un tape préventif mais ne ressentais plus de douleurs. Daniel devait faire la petite Patrouille, qui toutefois a été annulée pour mauvaises conditions météo.

Dans le groupe de tête après 1km, Daniel bien visible au centre, Jean-Claude en dernière position du groupe

A l'échauffement je me sens la pêche du point de vue énergétique mais un peu mal aux cuisses malgré le repos les jours menant à la course. Une fois le départ donné, je me retrouve assez devant, puis laisse passer quelques coureurs mais m'accroche au premier groupe. On passe le kilomètre en 3'15, soit un peu plus rapide que prévu mais pas si loin de mes capacités. Ensuite le rythme est toujours étrange pour les africains donnant le tempo. Mais il me faut raisonnablement les laisser partir malgré tout, ça sera trop vite pour moi. Dès le 3e km les montées arrivent et avec les difficultés. Il me semble bien tirer dans Denantou mais rien n'y fait, je me fais dépasser fréquemment.

Peu avant la place Milan les premières dames me rattrappent, alors qu'elles auraient sûrement de la marge. En effet environ 1km plus tard la future vainqueure dira à sa compatriote : "it's a bit too slow" et de me distancer dans la descente sur la Maladière. Je me sens vraiment pas bien, mal au ventre (pas bien digéré le déjeuner ?), et de la peine à avancer dans les montées. Laura Hrebec me passe aussi, ainsi que plusieurs autres groupes d'hommes. Je peine vraiment jusqu'au passage des 10km au pied de Tivoli, où psychologiquement je me reprends en voyant que mon chrono est toujours meilleur que l'an précédant (~35'40).

Jean-Claude dans la descente de Tivoli et Daniel sur le stade d'arrivée.

Si je peine dans les montées, il me semble bien me resaisir dans les portions longues de plat/descente. Je me fais un peu souffrance pour battre mon chrono de 2015, en 1h11'57. Les sensations n'y étaient pas vraiment, mais d'un point de vue chrono c'est honorable.

Daniel termine plus lentement que l'an passé, mais sous l'heure dix quand même. Chapeau !

PS: pour ceux qui auraient pas encore vu, http://latele.ch/play?i=59373, de 42:30 à 44:40, lorsque je menais les premières dames...

1 comment
bravo pour vos perf. Aussi au TDFO
papa

par PA the 04-05-2016 at 08:29


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Porrentruy

Avec un peu de retard, un rapide compte-rendu du traditionnel camp de Porrentruy :

Partis le jeudi peu après midi de Zurich avec Daniel, le rythme est direct très rapide pour rejoindre à vélo Baden, Brugg, puis le petit col du Bözberg qui nous amène sur le Fricktal. On rejoint ensuite le Rhin vers Stein qu'on suivra de manière vallonnée jusqu'à Bâle, et avec beaucoup de traffic malheureusement. Avec ma connaissance du parcours de 2014 toutefois le passage dans la ville est optimisé et rapide. On essaie une nouvelle variante via la France pour éviter le col des Rangiers. Variante qui nous emmenera un poil à côté du parcours prévu, et après 100km la fatigue se fait gentiment sentir dans les jambes. La moyenne est toutefois toujours au-dessus des 30km/h. Les petites rebosses vers Ferrette me scient bien les pattes, mais on rejoint la Ferme assez tôt pour enchaîner avec un léger footing.

Les jours se suivent ensuite mais se ressemblent guère. Vendredi matin un petit footing, une sortie courte mais assez rythmée avec deux sprints de Porrentruy bien disputés. Un enchaînement costaud derrière Daniel ensuite et passé 5 bornes de natation. La pizza fait du bien le soir ! Samedi rebellote pour l'éveil matinal. S'en suit la grande étape via les côtes de Bure, Réclère, Montancy, la Croix et Vaufrey. De quoi causer une ou deux fringuales, quelques crevaisons et d'y laisser bien des forces. La natation l'après-midi se fait avec une autre énergie...

Dimanche la pluie est au rendez-vous, et pour ma part si je suis encore de bonne humeur au départ ça changera vite avec des douleurs au genou gauche venant s'ajouter à l'humidité élevée. Nos tentatives de chansons pour se réchauffer fonctionnent plus ou moins, mais la sortie setra quand même ramenée à 53km, avant de partir pour un long enchaînement càp, qui sera transformé en alternance marche-footing léger pour moi car le genou ne fait que s'empirer. La natation passe assez bien, heureusement elle est courte et facile avec juste des petits sprints bien placés au milieu.

Le lundi au soleil...

Lundi le temps est plus ou moins clément au départ, et on se joint à un groupe du GS Ajoie. La sortie commence comme prévu par une petite démonstration de testostérone dans les premiers sprints... Ensuite la pluie calme les ardeurs, et on se retrouve à traverser à pied le Doubs en crue ! De retour à Vaufrey une belle montée rapide et un retour acharné sur Porrentruy boucleront le camp.

Avec Daniel toutefois reste un sacré morceau : le retour jusqu'à Zurich à vélo. Si le départ passe plutôt bien avec le retour de la chaleur et du soleil, la deuxième moitié sera bien plus dure pour mon genou douloureux. D'autant qu'une fringuale guette méchamment en passant le Fricktal...

Il m'a fallu pas mal de temps pour récupérer après coup, à cause de mon genou surtout qui a fortement limité mes options sport la première semaine. Une charge que je n'était peut-être pas vraiment 100% prêt à encaisser cette année. Mais toujours une excellente ambiance et un chouette week-end !

De retour à la maison: compex pour le genou et du salé pour la fringale



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Payerne et Kerzers

Deux courses étaient à notre programme en ce début de printemps. Payerne sur 10km d'abord avec l'objectif annoncé d'améliorer la marque sur cette distance et Kerzers le week-end passé sur 15km sans gros objectif si ce n'est se sentir mieux que l'année dernière.

10km de Payerne

Le parcours des 10km de Payerne m'est bien connu puisque cela fait déjà plusieurs années que nous refaisons la course avec Jean-Claude. Comme je l'expliquais à David avant le début de la course, rien de bien compliqué: un départ dans la ville avec un petit tour et passage au 1er kilomètre toujours trop rapide. Aller sur la route principale ensuite où les groupes se forment plus ou moins. Le retour entre 3 et 4km passe en général encore assez bien jusqu'au passage sur la ligne. Il faut alors se sentir encore relativement bien pour pouvoir relancer à 5.5km où le vent se fait toujours sentir dans le pire des moment au niveau gestion de course. Ainsi, l'effort reste très soutenu jusqu'à 8km et 30s à 1 minute peuvent facilement être perdues sur cette portion. La fin suit le même tracé au bord de la petite rivière que les kilomètres 3 à 4 jusqu'à la ligne d'arrivée. La seule chose qui a changé probablement depuis le temps est notre bonne humeur apparente avec Jean-Claude à danser sur la musique, raconter des blagues et ne pas se faire du stress avant le départ.

Tout roule, il semblerait. Et le plan à plus ou moins été suivi. Départ du premier kilomètre "lentement" avant de dépasser quelques concurrents et prendre la tête du groupe de chasse; passage au premier panneau en 3'05, un peu rapide effectivement avec un temps escompté entre 32'30 et 33' (soit 3'15-3'18/km). Je prends la direction du groupe malgré tout et continue sur un rythme de 3'10 pour les deux kilomètres suivants me sentant plutôt bien. Sur le retour le long de la rivière, le vent me surprend un peu, ne l'ayant presque pas senti à l'échauffement. J'ai les deux frères Fridelance dans les baskets ainsi que Stéphane Heiniger mais personne ne semble vouloir prendre de relais. Sylvain passe une fois devant pour quelques centaines de mètres vers 4km puis c'est de nouveau moi qui mène jusqu'à 6km. La vidéo sur athle.ch me montre comme à mon habitude dandiner de la tête et ne pas être stable du tronc mais j'ai toujours l'impression d'être facile. J'ai déjà fait une partie dans le vent et force un peu les autres à prendre leur part de bise en ralentissant un peu le rythme (ce que j'avais refuser de faire jusqu'alors me disant que j'étais là pour un temps, pas une place). Stéphane passe d'abord sans trop forcer puis Sylvain à 7km. La donne change à ce moment-là vu qu'il donne visiblement l'impression de vouloir faire exploser le groupe. Une petite accélération pas très franche tout d'abord, que Stéphane refuse de suivre mais que je finirais par ramener peu de temps après. Ensuite de quoi le rythme ralentit franchement sur 100-200m à3'45/km pour d'un coup passer aux alentours des 2'45/km sur la route principale selon ma Garmin. J'ai fait mon possible pour suivre et revenir dans les pieds avant le virage pour passer le long de la rivière et être dans l'aspiration dans le vent mais je n'ai pas réussi à revenir à moins de 3 mètres. L'accélération m'a aussi coûté pas mal de forces et Stéphane me reprend et me pose également. Je finis donc seul à mon rythme malgré tout très content avec mon temps de 32'44, parfaitement dans mes espérances.

Cela me fait 3e de la catégorie M20 (mais pas sur le podium des championnats vaudois cette année vue que j'ai désormais mes papiers à Zurich sifflotant).

Kerzerslauf

En 2015, Kerzers ne m'avait pas très bien réussi au niveau sensations et gestion de course (c'est aussi la seule course où Jean-Claude m'a battu, mais c'est pas (seulement) pour cela que je dis ça (et en plus il était pas là une bonne partie de la saison)). Le premier kilomètre passe facilement, un peu trop vite comme d'habitude, mais ensuite la partie vallonnée dans la forêt est interminable et plutôt difficile. Cette fois, je décide donc de prendre la course sans trop de prétention et de me forcer à partir tranquille. Nous sommes malgré tout dans le groupe élite avec Jean-Claude avec notre temps d'inscription et nos bonnes places de l'an passé. Pas beaucoup de monde dans notre groupe donc et beaucoup de place pour se mettre gentiment sur la ligne. Une fois le coup de pistolet donné, on peut également se placer aisément à notre allure, avec des groupes qui se forment dans un rythme encore pas trop rapide sur la ligne droite à plat de lancement. Le premiers se détachent par contre dès le virage à gauche et le début de la montée initiale. Je me force à rester dans les pieds des premiers du groupe de poursuivants et ne pas prendre la tête de celui-ci pour une fois. A 1km, je passe malgré tout devant pour ramener mon groupe sur deux intercalés (que je reconnaîtrai après coup comme François Leboeuf et Lucien Epiney). 3'28 au panneau malgré la montée, c'est plus lent qu'à Payerne à mon avis mais c'est aussi mon but de rester frais sur ces premiers kilomètres. Les kils 2 et 3 défilent sans que je ne les vois passer mais lâché par mes deux compagnons aux alentours du 4e, je commence à avoir sérieusement de la peine à redonner du rythme dans la forêt (et principalement en descente il me semble). J'ai les sensations de faire un long footing rythmé seul; pas très bon pour une course.

Kerzers 2016, Daniel
Au milieu de la forêt en recherche du bon rythme (photo viscomm.ch)

Passage de la mi-course au bord de l'Aar où je n'ose regarder le chronomètre ayant un peu peur de ce qu'il affiche (et ne sachant trop quoi faire de toute façon qu'il soit bon ou mauvais). Je reprends malgré tout un peu de couleur avec un marocain (enfin, il a le style d'un) que je retrouve en point de mire. Je le rattrape alors dans la montée raide malgré mon impression de la faire à un rythme assez gentil. Un local, applaudi de tous supporters par son prénom, nous rejoint également et me fait un petit geste au sommet pour me couper la route et prendre une bouteille d'eau d'une personne sur la gauche. Il boit un coup, me tend alors la bouteille et je répond d'un petit Merci qui se voulait à l'accent suisse allemand mais ne devait ressembler probablement à rien dans l'effort, bois ma petite gorgée (c'est vrai qu'il faisait assez chaud, je n'ai fait que cracher sur le début de course) et passe à mon tour la bouteille au marocain. Je m'accroche à eux deux jusqu'au passage des 10km où je m'autorise un deuxième coup d’œil à la montre: 34'10, joli ça! ça nous mène sur du 51' au total en comptant que le plus dur est passé. J'ai un peu plus de peine qu'eux à la relance toutefois et prend un bon 300m de retard sur le Adrian (?) et 100m sur le marocain (?). Les faux-plats descendant menant à l'arrivée me redonne du rythme finalement et je finis par rejoindre d'abord le marocain, jouer à essayer de se lâcher avec lui, puis poser une franche attaque à 1.5km de la ligne pour le lâcher et même revenir sur Adrian à 300m du but et le laisser sur place à 100m de celui-ci. Très beau finish, plus que content et quel temps, avec 50'30. 15e d'une course aussi relevée que Kerzers c'est une grande réussite (qui me vaudra d'ailleurs pour une fois une mention sur les meilleurs suisses à Kerzers sur athle.ch).



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Courses de ce début d'hiver

Pas beaucoup de nouvelles ces derniers temps avec une grande quantité de travail pour moi à l'EPFL pour être en mesure d'envoyer produire à temps mon design qui sera le sujet de mon projet de master (et des specs et deadlines qui fluctuent plus que les marées du Mont Saint Michel). Loin s'en faut malgré tout de me voir renoncer aux traditionnels courses en ville et corridas de la première partie de l'hiver. Cette année, la corrida d'Octodure à Martigny, la course de l'escalade à Genève et la Christmas Midnight Run de Lausanne étaient au programme. Revenons-en donc maintenant que le temps le permet.

Corrida d'Octodure

Invité par la force des choses l'année dernière (comprenez en demandant), j'ai cette année été véritablement invité à cette course élite. Et je dis course élite, car l'ambiance en est vraiment d'une contrairement à d'autres grandes courses avec énormément de monde. Départ à 20-25 personnes et il me faut m'accrocher pour faire partie de la première moitié du peloton. Le premier tour sur les huit au programme se fait à une allure de présentation des athlètes; enfin, on parle quand même de 3'17 au premier kilomètre mais le peloton est compact et j'ai l'impression d'être à l'aise (similaire à mon premier kilomètre des 20km de Lausanne). Les Tolossa et autre Metheka doivent donc être encore en échauffement et ça se confirme sans surprise à un virage un peu serré. Un concurrent a le malheur de toucher le pied de Tolossa depuis l'arrière et c'est bien impuissant que je le vois alors prendre la tête du groupe, regarder en arrière que ses copains le suivent, puis partir seul avec eux. Mon allure passe subitement vers les 3'05 au kilomètre mais la ballade des heureux coureurs est terminée: la troupe s'étire et un groupe se détache clairement à l'avant.

La course est donc lancée et il me faut gérer pour moi désormais. Malgré tout, les tours s'enchainent plutôt bien et je parviens même à reprendre un peu de vitesse sur la fin avec deux autres concurrents qui me rattrapent et derrière qui je peux m'accrocher. Au final, le résultat est plus que satisfaisant puisque j'ai clairement améliorer mon temps de l'année dernière (et plutôt bien tenu le changement de rythme subi) sans avoir mal à ma hanche (qui me tirait avant le départ tout comme l'année précédente).

Escalade et Midnight

A l'escalade (comme à la midnight la semaine suivante suite à une extension de délai), ma plus grande crainte était l'état de forme avec peu de sommeil durant la semaine. La forme est là par contre et je le sais, il faudra donc se baser là-dessus pour faire le mieux possible. L'année passée j'avais dû renoncer à l'escalade tout comme à la midnight à cause d'un mal de hanche. Les gênes ressenties après le quart de marathon de Lausanne n'ont toutefois pas duré cette année (grâce à plus d'exercices de renforcement ?) et c'est avec grand plaisir que je passe de spectateur à concurrent.

Pour les deux courses, la pression n'est pas très grande et je les prends comme elles viennent. La preuve en est mon départ à l'escalade où je me mets bien plus en arrière qu'à mon habitude sur la ligne. Un peu trop même peut-être puisqu'il me faut forcer un peu pour dépasser un concurrent bras grands écartés et craignant de tomber (hey! c'est l'élite ici, cours un peu!). Bref, pas d'excitation, Jean-Claude n'est pas très loin et je l'ai même au sommet de la première montée après plusieurs zigzags dans la foule. Pfiou, enfin un peu de place et la possibilité de prendre son rythme. Autant de monde est par contre un avantage pour la suite car il est toujours possible de se caler sur le rythme de quelqu'un. Un schtroumpf a dû schtroumpfer pareil d'ailleurs en copiant ma foulée et la prédominance d'encouragements pour son bonnet à pompons me force à le poser dans la rentrée des Bastions. Le deuxième tour passe plutôt bien à mon sentiment et mis à part la dernière traversée complète des Bastions au début du troisième, la fin de course est plutôt bien gérée également. 24'15 au final, très content du résultat malgré une douleur au talon/tendon d'Achille gauche qui est ressortie.

Daniel au passage des Bastions Escalade 2015
Au passage des Bastions au deuxième tour avec toujours la tête qui dandine autant (merci Kaizad pour les encouragements et la photo).

Même état d'esprit pour la Midnight: se défouler, profiter de Lausanne la nuit et courir avec/voir toutes les personnes qu'on connaît à travers le sport. Le stress du projet de master à envoyer produire est passé (enfin je le pensais avant de me retrouver à faire un échange d'e-mails intitulés "URGENT!" avec mon assistante dans le métro pour aller à la course). Gestion de course un peu différente de la semaine passée cette fois-ci avec un placement en première ligne en passant dessous les banderoles par l'avant; mais disons-le, le niveau n'est pas le même. Départ également assez rapide pour être libéré du peloton et me retrouver dans un petit groupe avec Valentin mais aussi Pierre, Vincent et Antoine avec qui je me suis entrainé quelques fois ces dernières semaines. Je laisse plusieurs fois quelques petits trous en gérant mon rythme à ma façon plutôt que de me laisser entrainer. Valentin et Vincent lachent en fin de premier tour tandis que moi je laisse Pierre et un autre autre athlète prendre de l'avance pour leur revenir dessus au deuxième passage de la rue de Bourg. En fin de deuxième, début de troisième tour, j'ai un petit passage à vide avec les forces qui me manquent un peu et par conséquent la motivation et lucidité à se frayer un chemin parmi les gens qu'on dépasse qui me font défaut. Je n'arrive pas non plus à me tenir dans les pieds d'Antoine qui me reprends alors ma quatrième place. Pas grave, je suis malgré tout content de ma performance à cette course. J'aurais peut-être dû être capable de tirer un peu plus sur la fin (il me semble avoir récupéré très rapidement) mais en même temps, ça me réjoui que la rue de Bourg et la montée sur Saint-François depuis la rue Centrale se sont considérablement aplaties par rapport à mes souvenirs d'il y a deux ans.

A noter finalement que Jean-Claude n'était quant à lui pas là pour la corrida d'Octodure (encore aux USA pour son projet de master) mais de retour en Suisse pour l'escalade. Avec le décalage horaire et les entraînements un peu perturbés par le voyage, la course ne lui a pas aussi bien réussi qu'espéré mais il s'est bien repris sur la midnight (alors que moi je perds 10" entre les deux course, lui en gagne 40). Et finalement, merci aux copains pour la bonne ambiance à ces courses et aux retrouvailles après qui, si elles ne sont pas les méthodes de récupération les plus scientifiques, sont sans doutes les plus sympathiques.



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Quart Marathon Lausanne

Comme presque chaque année, j'ai fait cette saison encore le quart de marathon (ou plus correctement 10km et même pas homologable car plutôt descendant) lors du marathon de Lausanne. Comme la plupart des années également me semble-t-il, les sensations avant la course ne sont pas au rendez-vous avec une pause puis une période d'entraînement un peu désorganisée depuis le dernier triathlon (Morat, un mois et demi plus tôt). Cette fois, une douleur au fléchisseur de la hanche vient encore s'y mêler (et ressort à l'échauffement) et c'est donc sans trop d'ambitions que je me lance dans la course.

Le départ est rapide avec un grand groupe d'africains qui mène le bal de suite. A la hauteur de la pizzeria San Marco, le groupe s'en va déjà de l'avant et je fais bien de laisser partir car même sans ça je passe au premier kilomètre en 3'05 environ. S'en suit la descente de Denantou où je me relâche bien et dépasse même un ou deux camarades un peu plus coincés. Sur la ligne droite direction Pully, la voiture ouvreuse joue à faire des zig-zags entre les cônes et tout le monde a l'air de se contenter de suivre (moi également). 2km, 6'00. Bon c'est bien parti et je ne sens pas ma hanche (mais une douleur sous le pied gauche, comme la chaussure mal mise; cerveau off et on continue (tiens ça me fait penser à quelqu'un... mais c'est une autre histoire). Après 3-4km, je me dis être parti trop vite et que la fin sera difficile. Au passage à 5km, je suis en 16' environ et commence à me retrouver seul contre moi-même. Il faut me forcer à tenir un bon rythme pour faire mon chrono. J'entends plusieurs encouragements venu du peloton passant en face mais dois avouer ne pas voir grand monde avec ma technique de regarder par terre un mètre devant mes pieds; j'aperçois malgré tout quelques têtes connues par ci par là (et plutôt des spectateurs en bord de route).

Entre 7 et 8km, l'allure est vraiment pénible à tenir et je sens l'attaque de ma foulée venir plus des talons. C'est malgré tout plus les forces qui me manquent que les jambes (en tout cas c'est l'impression, car à l'entraînement suivant du mardi, les jambes n'avaient toujours pas récupéré). Je me fais encore passer par Nicolas Repond et un autre qui auront probablement mieux géré la course que moi mais le temps devrait être bon pour passer sous les 33'.

Le résultat à l'arrivée est en effet de 32'55. Objectif largement rempli (c'est vrai que c'est plus facile quand il n'y en a pas) avec un record personnel sur le parcours et la distance (35" de mieux qu'à Payerne en début d'année, probablement pas entièrement dû à la descente).

Prochaines courses au programme: Corrida d'Octodure à Martigny le 14 novembre et Escalade à Genève le 5 décembre. Et aussi, remettre cette hanche en état.



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Rock'n'Roll Half Marathon

Juste un petit mot pour vous dire que dimanche dernier j'ai participé au semi-marathon 'Rock'n'Roll Downtown LA'. Avant la course des sensations un peu mitigée, avec depuis fin août le mollet/périoste gauche qui m'empêche de courir proprement sur plus de 8km, mais aussi les trois dernières semaines de belles séances sur piste avec les Los Angeles Flyers qui m'ont redonné un peu confiance.

Le départ est fixé à 7h, il fait déjà passé 20°, alors que le soleil est encore couché, depuis LA Live. Devant ça part assez vite, j'essaie de me fixer à 3'30/km comme prévu (enfin plutôt 3'20 mais c'est les aléas de course). Il se trouve au fait que les 5km ont le même départ, donc lorsque nos chemins se séparent après 2km je suis plus ou moins seul. Vers le Coliseum (3-4km) déjà je sens que ce ne sera pas mon jour: la foulée n'est pas la mienne, je compense pour éviter d'avoir mal au mollet, et les forces me manquent un peu aussi. Le rythme ralentit progressivement. Je n'arrive pas non plus dans la tête à me motiver à aller chercher au bout de moi-même. Les temps de passage ne sont vraiment pas flattant sur le retour en direction du départ, le vent de face qui se lève n'aidant pas non plus. A 10km en presque 38min je suis loin déjà de mes espérances, et la deuxième moitié est plus difficile avec deux fois la montée en direction du Walt Disney Concert Hall (entre Flower St et 1st).

La première dame me dépasse alors, accompagnée d'un petit groupe. Moi je reprends quelques forces dans la première descente mais pas pour très longtemps. Je ne la sens vraiment pas, cette course. La montée de 1st sur le retour au km 18 je la fais la tête baissée, pas très fier de mon parcours. Au km 19 j'ai déjà mis plus de temps qu'escompté à l'arrivée. Je finis en déroulant, très déçu de mon résultat (1h25). A l'arrivée, super sympa, un concert est organisé, avec une bière offerte à chaque finisher.

Tout petit au milieu de LA Live.

L'année 2015 aura été (il reste l'escalade encore, et éventuellement la Midnight mais on décidera en temps voulu) faite de beaucoup d'expériences personnelles, mais tout sauf consistente en entraînements, et les résultats en dents de scie en sont la conséquence logique. Espérons que la saison 2016 (à priori de retour en Suisse) sera plus cohérente dans sa planification et réalisation.



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Medium de Morat: dernier tri de la saison

Après la grande réussite sur semi à Belfort en début de saison, je m'étais fixé comme dernier triathlon de la saison de refaire un semi à Morat. Les difficultés en course à pied ressenties aux deux précédentes courses (Lausanne et Uster) m'ont toutefois forcé à revoir ma préparation d'une manière assez spéciale. Pas de course du tout ni d'intensité en vélo ou natation pendant cinq jours après Uster pour récupérer, puis un gros week-end passé sur les barres de mon cher et tendre contre-la-montre pour retrouver les sensations et se réadapter à la position. Il reste alors deux semaines avant la compétition et la confiance est revenue avec d'excellentes sensations à l'entraînement (une série de 6x1000m sur route par exemple où rien ne semble pouvoir m'arrêter) et un tendon d'Achille qui a enfin cessé de se plaindre. L'objectif peut donc effectivement être placé assez haut. Je ne me fais pas trop de soucis pour la natation, m'attends aussi à un vélo correct et j'aimerais bien passer sous les 1h20 pour la course pour me faire vengeance à moi-même mentalement.

Natation devant puis dans les bulles

Dans la zone de change, je repère Adrian Haller et me dis que je vais bien peiner à le suivre mais au moins ça me fera des bulles en natation. Je pars en effet à côté de lui. Adrian à ma droite, un autre concurrent à ma gauche et moi-même partons plus ou moins au même rythme. Adrian se décale un peu trop sur la droite sans prendre ni perdre des mètres toutefois et lorsqu'il revient se placer sur la ligne direct peu avant la première bouée, je me glisse dans ses pieds (et le troisième dans les miens) pour ne plus le quitter jusqu'à la fin. Dans la zone de transition, je fais mon changement assez rapidement et sors même premier après qu'Adrian se soit un peu perdu avant de trouver sa place.

Départ vélo sur de (trop) bonnes bases

C'est donc plus ou moins ex-aequo avec Adrian que je pars sur le vélo et appuie alors bien sur les pédales pour ne pas me faire dépasser trop vite. Après environ 5km il me passe malgré tout et je le garde alors en point de mire un bon moment même si je laisse l'écart grandir gentiment. À la première montée sur le Vully, il me semble même mieux monter que lui tandis que je perds plutôt du terrain sur les parties vent de face ensuite jusqu'à ne plus le voir que de temps en temps. À la fin du premier tour je fais le pointage au giratoire du demi-tour et j'ai environ 1'40 de retard sur lui. Il me semble avoir encore un bon trou sur ceux de derrière... mais j'ai dû raté quelqu'un parce qu'il y en a un qui me dépasse immédiatement. Le rythme est malheureusement trop différent pour que je me cale derrière lui. Il me semble encore bien avancer sur cette partie jsuqu'à la montée du Vully, mais ma cuisse droite commence gentiment à se plaindre et montrer de mauvais signes. La partie de derrière entre Cudrefin et Chabrey sera alors très difficile et la cadence tout comme la moyenne ne sont certainement plus pareilles qu'au premier tour. Je m'accroche à ce qu'il me reste et essaie de bien me nourrir pour pouvoir relancer la machine en course à pied mais suis quand même un brin déçu lorsque deux concurrents me dépasse à peut-être un kilomètre de la zone de change.

Hauts et bas de la course à pied

L'habitude de courir en PRO me marque alors dans la zone de change où je rentre avec un peu de retard sur les deux autres mais ressors clairement devant. La différence n'est bien sûr pas grande mais je me sens encore bien et peux me mettre gentiment dans le rythme avant qu'ils ne me rejoignent. Enfin, je ne devrais pas dire gentiment car je suis moi-même parti en 4min/km et on passe directement en 3'45-3'50/km lorsque le groupe est formé. Nous croisons alors Philip et Cendrine qui ont fini leur sprint du matin et qui nous encouragent à revenir sur le deuxième "qui ne court pas au même rythme". Notre groupe se scinde moins d'un kilomètre plus loin et je me lance dans les pieds du plus rapide des deux autres en voulant viser le podium. Malheureusement ce choix était probablement le mauvais et mes jambes me lâchent subitement entre le 4e et le 5e kilomètre. La douleur déjà ressentie à vélo ressort alors et mon quadriceps droit me force subitement à rajouter une minute au kilomètre à ma vitesse de croisière; la crampe n'est pas loin du tout. Les espoirs de podium s'envole par conséquent et il me faut tenir dans la tête pour ne pas commencer à marcher (ce qui n'est pas chose facile). Un tour complet passe ainsi avec du monde qui me dépasse si bien que je ne sais même plus où j'en suis... même si cela ne m'intéresse plus trop à ce momnet-là. Pour les cinq derniers kilomètres, j'essaie de reprendre un rythme un peu plus élevé et j'arrive à accélérer un peu; mais pas trop, parce que si la cuisse droite s'est habituée à cette sensation de crampe quasi-continue, le mollet gauche se met à faire lui-même les rappels des efforts produits à vélo et au début de ce parcours càp.

Une fois à l'arrivée, il me faut beaucoup de temps pour reprendre des forces avec les jambes complètement à bout de forces... un peu comme à Troyes en 2014 et non pas comme à Belfort comme je l'aurais bien voulu. Cela est certainement de ma faute toutefois avec une gestion de course de loin pas optimale: premier tour à vélo trop rapide tout comme les cinq premiers kilomètres de course à pied. Ma foi, j'ai essayé de tenir les devants plutôt que de faire ma course à moi et, lorsque le rythme est trop élevé sur le début, on finit forcément par le payer sur une plus longue distance comme celle-ci. À prendre comme une expérience pour les prochaines fois. Mais avant cela pause et préparation hivernale parce que les prochains objectifs importants n'auront pas lieu avant l'année prochaine.



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Uster triathlon, CS PRO & U23

Dernière course du circuit PRO avec les championnats suisses de ma catégorie à Uster. Long voyage en voiture pour y aller avec une autoroute surchargée par le retour des vacanciers et la street parade de Zürich. On arrive à temps malgré tout grâce à la marge prise en partant.

Je passe les détails de l'échauffement qui est devenu une routine depuis le temps pour arriver directement au briefing et à la natation. Le parcours est un peu compliqué avec un tour extérieur à faire d'abord puis une sortie de l'eau et 50m de course à pied pour replonger et faire un tour en ne prenant que les deux bouées intérieures. Tout ça pour 500m de natation. Enfin, bref il me semble avoir bien compris et je suis fixé sur la première bouée à prendre au départ. À ma droite Sylvain et le groupe partent beaucoup à droite mais sûr de moi je fonce droit sur la première bouée, jusqu'à ce que le type à ma gauche me passe complet dessus... Je décide de suivre quand même du coup et apprandrai par la suite que celle-là ne servait à rien. Merde! Moi qui avais pris un bon départ et me sentais très bien niveau sensations, me voilà à pousser toute la fin du parcours pour accrocher un groupe. Je sors finalement avec les autres avec qui je suis d'habitude mais je me sentais capable de faire mieux.

Uster 2015 - T1
Motivé à block en T1 après cette erreur en natation

À vélo, je me sens bien également, mais personne n'arrive à faire rouler le groupe. C'est toujours le même sénario: quelqu'un va devant tirer un bout et dès qu'il se décale la personne derrière lui essaie de refuser le relai le plus longtemps possible, ce qui finit par casser notre rythme. Je me retrouve même au premier demi-tour du parcours à prendre une dizaine de mètres d'avance sur notre petit peloton parce que personne ne semble vouloir suivre. Je dois malheureusement attendre les autres comme cela ne vaut pas la peine de se fatiguer sur 2 tours et demi encore sans gagner de temps sur le groupe. Notre rythme est si cassé que c'est finalement un anglais accompagné de Colin qui vont nous rattraper au début du troisième et dernier tour vélo et l'anglais va tirer quasiment à lui seul ce dernier tour pour presque rejoindre le groupe de devant où l'entente ne semble pas très bonne non plus.

Uster 2015 - vélo
Relance après le demi-tour

Je fais une realtivement bonne transition ensuite puis un départ course qui me semble OK sur 300m. Puis voilà, la crispation niveau respiration (et peut-être aussi ce tendon gauche toujours qui me impacte négativement sur ma technique de course) me reprend comme à Lausanne. La fin sera très dur et je ne peux que regarder de loin tout le groupe partir. Dur, dur donc et manqué aussi en conséquence mon objectif de 3e U23 puisque Colin a nettement mieux couru que moi. Quelques regrets pour la natation, mais comme le vélo n'a pas bien marché pour tout le monde, je ne serais parti qu'à peine plus devant à pied et pas possible de faire le résultat éspéré avec une course pareille. Et avec des si...


Grosse grimace à l'arrivée d'une càp plus que difficile

Pour la fin de cette saison, je ne planifie plus que le triathlon de Morat où je ferai le "Medium" soit 1.9-84-20 avant une pause et la planification de quelques courses sur route cet hiver et des triathlons de la saison prochaines.



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Santa Barbara Triathlon

Une fois n'est pas coutume, le récit ne se trouve pas sur ce site, mais dans le Tricycle du Rustheam Ecublens (pdf)


Voici une copie (la version publiée dans le Tricycle contient des images supplémentaires, ainsi que d'autres articles intéressant sur les activités du Rushteam) :

Home Run – 2015 Edition

Une saison de triathlon est souvent (toujours ?) marquée par une course à la maison – traditionnellement Lausanne, et 2015 étant une saison particulière, il lui fallait un Home Run particulier, le week-end de Lausanne.

2015 pas comme les autres

Mais revenons quelque peu en arrière tout d’abord, à 2015 qui commence sous les drapeaux de la caserne de Dübendorf (ou dübi pour les intimes). Après un hiver chargé en ski de fond, ma première course se fait à Payerne, sur 10km. Et les sensations sont terribles : je m’attendais à un chrono pas exceptionnel, mais dans la tête j’ai craqué bien avant mes prévisions, et ne suis jamais rentré dans la course. Un changement de mentalité s’impose, oublier la montre et prendre plus de plaisir, pour moi-même. Changement payant puisqu’à Kerzers je réussis une course presque parfaite, battant au passage quelques PRO (enfin en tout cas un – oui je veux dire Daniel ;)).

Enfin libéré de mes obligations, je passe un week-end magnifique comme d’habitude à Porrentruy, mais aussi plus difficile que la saison passée, ah les kilomètres me manquent. On me refuse la participation à Wallisellen, puisque partant pour les US peu après je n’ai pas pris de licence PRO. Je serai donc spectateur avec les jambes qui me titillent malgré tout. Les 20km de Lausanne seront l’occasion de se défouler, encore une belle réussite, et satisfaisant pleinement l’objectif de l’année passée (où j’étais un peu à côté malgré une bonne – meilleure ? – préparation).

Le grand départ s’ensuit pour la Californie, son soleil brûlant, ses plages, la visite des parcs nationaux avec Nadine, l’accommodation au laboratoire et à la ville si grande qu’il me faut 45km pour rejoindre l’océan ! Peu de sport le mois de mai, en voilà une nouveauté ! Et quand je lis les premiers récits de courses sur le forum du Rushteam, me revoit-là l’envie de courir. Il m’en faut donc peu pour m’inscrire à un semi-iron réputé difficile à une semaine de la course, début juillet. June Lake, me voilà !! Le cadre est splendide, la natation et le vélo se déroulent bien, mais la préparation un peu aléatoire se paie cash dans un parcours càp très vallonné.

Après tant de particularité, il faudrait bien justement une course que je puisse préparer sur plusieurs semaines, et Santa Barbara fin août semble opportun. Juste le temps de placer une semaine de récup, un bloc d’entraînement, quelques bonnes intensités à J-15 puis 7 jours et un taper pour me présenter en pleine forme. En réalité ça se modifie un poil en fonction de la charge de travail au labo, de douleurs au mollet droit, et de la canicule apportant 42°C à une semaine de la course, mais ça c’est tout le travail d’adaptation.

Santa Barbara

Vendredi donc prise des dossards avec mon coloc qui court le sprint du dimanche, et une bonne nuit de sommeil à Isla Vista, chez un ami Suisse étudiant à UCSB (enfin c’est le plan, mais quand il faut se lever à 4h35 je pars au lit à 20h, et je découvre qu’Isla Vista est une ville-campus étudiantine à part entière à environ 20km de Santa Barbara, c’est donc bercé par la musique des voisins de gauche et le beer-pong de ceux de droite que je somnole allongé).

Samedi matin départ de bonne heure sur le lieu de la course (alors que mes voisins sont à peine couchés). Je serai dans la 5e vague, drôle d’idée (les PRO partent premiers, suivis par les AG en ordre décroissant). L’océan est de température agréable avec néo, mais ça irait aussi sans, salé évidemment (je remarque avoir une drôle de tendance d’avoir toujours de l’eau dans la bouche en nageant), et sans requin (enfin je crois, paraît qu’un kayak c’est fait attaquer deux jours plus tôt. Peut-être que toute cette agitation l’a juste effrayé ?). Rapidement je me retrouve 2e de ma vague, et après la première bouée et quelques 300m on se prend à zigzaguer entre les vagues précédentes. Avec la houle et les dépassements, dur de suivre dans les pieds, mais je me repère quand même plus ou moins. La fin de la nat (1600m) se passe sans histoire et je sors 3e (4?) de ma vague, juste derrière un relai. Transition rapide et départ pour le vélo le long de la côte. Pas trop de vent aujourd’hui, c’est parfait (parce que rapide mais aussi et surtout parce que l’humidité de l’océan mettra du temps à se dissiper, et on se retrouve donc avec des conditions fraîches).

Commence donc pour moi une chasse au contre-la-montre : je suis un des rares sur vélo de course traditionnel avec petit guidon de tri draft-legal, et pourtant je rattrape beaucoup de vélos bien plus « aéros », qui parfois se mettent à former un train de cyclistes derrière ma roue. Peu importe, je fais ma course, me dis-je sur le premier tronçon. Avant de me rappeler que le profil présente 3 côtes. Parfait : une attaque sur la première en danseuse et paf le groupe explose (mis à part un autre cycliste qui m’accompagnera plus ou moins sur la moitié du parcours). Scénario idem jusqu’à la 2e bosse : quelques faux-plats ou je rattrape du monde (qui parfois se prennent l’idée de me dépasser en faux-plat descendant) et boum tout le monde (sauf le même à nouveau) disparait dès la montée. La descente est un peu mauvaise, je reste très prudent. Sur le retour un arbitre nous force à freiner (quelle idée lui a-t-il prise de respecter les panneaux 20mph ?). La troisième montée arrive, là plus grand monde avec moi, et les deux clm qui m’accompagnent me lâchent dans la descente puis les derniers 5 kilomètres vers la transition. Je gère tranquille, ravitaillant comme il faut – redoutant un peu le mollet sur la càp.

Rassuré dès les premiers pas, je peux pas dire autrement. Je me sens vraiment bien, le ravito a bien passé aussi (mélange de powershots solide et de 2/3 iso 1/3 coca dégazéifié liquide), je vole le long de la plage, et reprend mes deux cyclistes en un rien de temps. Un coup d’œil à la montre : après un départ en 3’20 sur 500m, je stabilise à 3’45 les premiers kilomètres pour passer à 5k en 18’30. Un peu de ballonnement dans le ventre, mais ça passe vite. Une petite montée m’attend, et elle passe presque sans efforts. Juste un peu d’eau aux ravitos alors que le soleil pointe son nez. Je croise une fusée en tête puis plus personne. Enfin des concurrents en face alors que j’approche du demi-tour. Un seul de ma catégorie, et avec 8km à parcourir il compte 600m d’avance. Aller on se motive, c’est maintenant qu’il faut essayer ! Passage aux 10km en 38’09, et puis attaque de la descente à vive allure : je le vois en point de mire, accélère la cadence à 3’25 en profitant de la descente et le passe après un peu plus de 12km (il se met à marcher peu avant, je lui tape alors sur l’épaule et lui lance un « keep going » pour le motiver un peu). Me reste 4km, dont les deux derniers seront plus pénibles parce que la cheville gauche montre des signes de fatigue mais aussi les pieds forment de nombreuses cloques avec le sable et l’humidité (pas de chaussettes – évidemment). A un mile, l’encouragement opportun : “Home Run boy, way to go! Go get it!” Je passe au-dessus de l’heure pour les 16km à quelques secondes près, hyper-content de ma course.

Une préparation qui a été payante, et une gestion de course qui a permis un càp dont je suis fier. Première place de la catégorie 20-24ans, 6e overall derrière 5 PRO (en 3h02, à 7min du 2e mais 21 du 1er !), qui sont partis malheureusement bien plus tôt donc aucune comparaison possible pendant la course.

En spectateur

Je passe ma journée de samedi à flâner à travers Santa Barbara et Isla Vista pour regarder la course sprint du dimanche, l’occasion de voir aussi certains détails qu’on n’apprécie pas forcément en tant que coureur :

  • Le rituel d’un départ américain : tout le monde s’échauffe dans l’eau bien avant le départ, parce que 10 minutes avant on appelle les participants à sortir. Les lifeguards (qui portent de nos jours un espèce de skinfit manches longues blanc en plus du traditionnel short/bikini rouge – je suppose pour limiter le nombre de noyades simulées) font une démo où ils partent tous en courant dans l’eau avec leur surfboard, puis on chante l’hymne national, la main sur le cœur, tourné vers le drapeau, avant de se battre pour la première ligne.
  • Les bénévoles : comme cette dame du tri-club local qui nous guidait dans la zone de change le jour précédant, chante l’hymne national a cappella le matin même à quelques minutes du départ, et participe ensuite à son triathlon sprint. Elle me reconnait sur la plage, et me demande comment mes cloques ont guéri pendant la nuit !!
  • Mon coloc, qui en bon Américain, la cinquantaine, est convaincu qu’il est capable de faire un triathlon. Après June Lake, il se décide donc de s’inscrire (il était semi-PRO en football américain – j’apprendrai plus tard que par semi-PRO il veut dire membre du team de son gymnase). De multiples achats (2 néos, tuba, pull-boy, vélo, casque, compteur, chaussures, abo fitness et piscine, etc) et moindres entraînements (max 15km vélo, 5km pied et 80m nat sans s’arrêter) plus tard il semble confiant – un peu trop d’ailleurs : 4min30, c’est le temps qu’il estime pour 500m de natation (en ayant compté sur 25m dans sa tête). Evidemment les doutes arrivent avec l’approche de la course (« J’aime me pousser au fond pour me reposer, je pourrais faire ça dans l’océan ? », « Pourquoi ils mettent 4 grosses bouées oranges, plutôt que plein de petites, il y aurait plus de place pour que des gens se reposent ? » et j’en passe). Après 50m, il perd l’orientation, et se fait ramener à bout de souffle par un lifeguard sur la plage (moi j’aurai choisi une lifeguard m’enfin on se noie pas toujours là où on veut). Alors qu’on lui dit de retourner vers la zone de transition prendre ses affaires et rendre la puce, il choisit d’enfourcher son vélo et de partir sans gêne sur la fin du parcours ! En passant la ligne, ses commentaires seront : “I could’ve done it if I really wanted to!” et “I’m surprised the average population is in such good shape!”.
  • Le matériel ne fait pas tout : la course des enfants est particulièrement flagrante. C’est l’occasion de voir deux jeunes filles de 15 et 16 ans poser leur contre-la-montre carbone en trifonction club et avaler un gel en T2 en même temps qu’une jeune nageuse en maillot de bain et city-bike !
  • Enfin, et je m’arrêterai là : un unijambiste qui m’a impressionné de volonté. Le voilà qui arrive avec des béquilles sur la ligne de départ, les refile à un ami, sautille sur une jambe jusque dans l’eau, enfile une prothèse en T1, effectue le parcours vélo, change de prothèse en T2, et part à pied dans le top20 du sprint !! Il a pris son temps en boitillant sur les 5km, mais mille fois mérité l’ovation en passant la ligne d’arrivée !

La suite…

… est encore bien incertaine, mais peut-être bien que je retenterai ma chance sur un semi-marathon vers la fin octobre (pour essayer, comme aux 20km où 2015 a effacé une perf de 2014 malade, d’effacer un chrono pourtant potable d’Amsterdam blessé au genou). Mais pour cela on verra d’abord d’ici une bonne semaine comment mon mollet récupère de mes efforts. Et ce sera ensuite l’écriture de ma thèse de master, le retour en Suisse, et – je l’espère – la préparation d’une saison 2016 beaucoup plus traditionnelle. Enjoy and be safe ! comme ils disent par ici.



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Triathlon de Lausanne

Après le longue distance de Belfort et les sprints du circuit PRO suisse, Lausanne est mon premier (et peut-être bien unique) triathlon distance olympique de la saison. Un peu étrange, mais bon je dois bien avoué que ça m'a bien plu de faire le grand-écart sur ces deux distances cette année. Lausanne est toutefois la course locale, et même si ce n'est pas un objectif, je tiens à y participer et à bien faire pour confirmer la bonne performance de Nyon.

En natation, je pars bien même si je peine un peu à faire la différence par rapport aux autres concurrents à côté de moi. Il faut dire que je suis parti en plein milieu avec le groupe le plus rapide. Je finis donc dans ce qui me semble être un groupe à 3 puis à 4 avec quelqu'un qui nous rejoint depuis la droite. Je suis calé dans les pieds d'un des deux de devant et le rythme me semble ralentir un peu au bout d'un moment avec un des deux qui s'excite beaucoup et tape de gros battements parfois irréguliers. Je reste malgré tout derrière presque jusqu'à la fin, en me glissant juste entre les deux sur les derniers mètres pour être officiellement deuxième en sortie de l'eau (mais dans un mouchoir de poche). Bonne natation en 19' soit mieux encore que l'année passée.

La transition n'est pas des plus réussie ensuite avec mon porte-dossard qui a été déplacé sur mon casque probablement par un officiel et qui m'a perturbé. Je suis tout de même crédité du meilleur temps de transition par datasport, à se demander si la puce n'a pas déclenché plus tôt car ma place est juste à côté du tapis pour monter sur le vélo. La première montée de l'avenue d'Ouchy est ensuite très dure pour les cuisses qui se plaignent déjà. La suite du vélo se fera en chat et souris avec Barfuss. Je ne suis pas trop mécontent pendant le vélo même si Koutny comme Arnaud Zbinden me prenne rapidement beaucoup de terrain. L'impression d'être à l'aise n'y est pas non plus et entre les changements de rythme très fréquents, les relances et le monde à dépasser, ça ne m'étonne pas tant que ça après coup de ne pas avoir fait un si bon temps (car même en enlevant un peu qui manquerait hypothétiquement à la première transition, mon temps de vélo est moins d'une minute meilleur à celui de l'année passée alors que je pense m'être amélioré plus que cela).

La vraie déconvenue viendra par contre de la course à pied. Dès les premiers hectomètres j'ai de la peine à respirer et ai le souffle coupé dès que j'essaie d'allonger la foulée. Le pied gauche me tire aussi sur un bon kilomètre au début. Rien ne va et j'ai plus l'envie de continuer. Je m'accroche malgré tout en pensant que cela passera mais pas vraiment. Le pied se remet mais je n'arrive pas à retrouver ni mon souffle ni ma technique. Je boucle donc le parcours en 36', soit plus de 4' derrière les meilleurs temps et bien 1'30 de moins bien que l'an dernier. La déception est grande sur mon visage à l'arrivée et encore pendant plusieurs jours ensuite à me demander les raisons de toutes ces difficultés (la distance olympique? une certaine fatigue, notamment avec le pied en course? le parcours vélo de Lausanne?). Rien ne sert toutefois de trop analyser avant Uster ce samedi, la dernière course PRO de la saison et championnat suisse dans ma catégorie U23. 



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