Jour 6
Jeudi... déjà ! Nous qui avions prévu sur notre programme plus court mercredi pour faire un break de milieu de semaine et profiter de courir un peu, nous voilà surpris par faire le plus long tour de la semaine « pour profiter du beau temps ». Il faut donc convaincre Pierre-André de faire plus court jeudi. On prévoit donc un Romanya, mais le vrai (comprenez pas celui du prologue). La montée se fait assez rapidement mais les écarts sont faibles. Descente sur Llagostera puis remontée sur le Tossa Pass. Longue ligne droite jusqu’à Tossa où Pierre-André insiste pour aller jusqu’à la plage pour « revoir sa Normandie ». Bon allez pour lui faire plaisir une ou deux photos, mais après on y va car il reste encore un pas de course et une séance piscine ce soir. Au retour Pierre-André décide de rallonger par le Sant Grau pendant que Jean-Claude et moi continuons sous la pluie qui vient de commencer depuis la sortie de Tossa. Il ne pleut pas beaucoup mais la route est bien mouillée et il y a pas mal de projections dans les descentes (ça doit encore mais être un goudron espagnol ça… pas fait pour la pluie, à croire qu’ils n’en ont jamais !). Juste de quoi nous rincer et raviver un peu l’envie à Jean-Claude de freiner dans les virages où il pourrait y avoir du gravier. Bref on arrive à Sant Feliu, on pose les vélos et on enfile les habits de course après avoir mis ceux de vélo à sécher. Il ne pleut presque plus lorsque nous partons le long de la Via Verde direction Castell d’Aro. Jean-Claude boitte toujours un peu et décide donc de faire l’impasse sur la série. C’est donc seul que je continue et attaque cette série au bout de 15 minutes. Au programme 4x3’ rapides avec 1’30 de trot entre-deux et 3x1’ ensuite avec 30’’ de pause (pour faire une cinquième fois 3’ mais donner un peu plus de rythme sur la dernière). Le chemin est en sable et en gravier mais très plat et convient parfaitement pour la course. Après un petit bout le long de la route principale vient une assez longue traversée au milieu des champs, très jolie par ailleurs. A une minute de la troisième série, j’atteins Castell d’Aro et décide de faire demi-tour pour éviter d’avoir à traverser les routes du village. Retour par la même route jusqu’à Sant Feliu. Les cuisses sont un peu dures sur le quatrième 3’, mais semble-t-il que c’est normal sur la deuxième moitié d’une semaine comme celle-là. J’essaie ensuite de forcer un peu le rythme sur les 1’ finales avant de m’accorder 2 minutes de marche pour reprendre mon souffle. Après quoi je rentre à l’hôtel en footing. 50’ au total, plutôt content de ma série en course après les 75km de vélo.
Pierre-André vient tout juste de rentrer avec bien 25km de plus que nous au compteur. J’en profite pour ressortir le vélo et donner un bon coup de patte (il faut dire qu’il le mérite !) et discuter un peu de nos tours respectifs. Il paraîtrait qu’il a été plus chanceux que nous : la pluie à cesser dès la moitié du Sant Grau alors que, selon ses dires, le nuage nous aurait suivis en longeant le bord de mer.
Une douche et un moment plus tard, nous repartons déjà sacs au dos et pain à la main. Le trajet à pied pour aller à la piscine est propice pour remplir l’estomac avec les forces nécessaire pour nager. Nous ferons malgré tout une petite pause sur les bancs à quelques 200m de la piscine car le trajet est un peu court lorsqu’il s’agit de préparer et d’engloutir un sandwich tout en marchant (et le but était d’être dehors pour faire les miettes et pas forcément de gagner du temps en allant le plus vite possible nager). Aujourd’hui, et comme les autres jours, 3km au programme. Mais, après les 100m de lundi et les 50m de mercredi, place aux distances un peu plus longues : des 500m, pas à fond et souvent des exercices sur 100m mais sans les pauses entre-deux.
Une fois l’entraînement terminé, et un petit passage aux hammam et sauna, retour en chambre voir comment Jean-Claude se porte avec ses plaies (et remarquer qu’il n’a pas fait comme les jours précédents le récit... c’est donc moi qui m’y colle, mais ça me fait un jour de retard car il me reste encore les 130km et la fameuse glace Tyrannosaure d’aujourd’hui à vous raconter).
Nous ressortons ensuite vers 20h pour avec l’intention de refaire le tour des restaurants, car la moitié sont encore fermés et sur l’autre moitié, nous avons déjà testé tout ceux qui nous semblaient bons. C’est là qu’arrive le grand coup : Pierre-André demande à notre hôtelier ce que vaut la pizzeria deux rues plus à l’est (sur laquelle nous étions hésitants) et il nous conseille une autre pizzeria tout au bout de la plage que nous n’avions pas encore repérée.


) ! On se fait guider ensuite par une Allemande pour rejoindre Sant-Antoni de Calonge et rentrer par le bord de mer. 115km de nouveau avec une moyenne similaire aux autres jours. Je reste à l’hôtel soigner mes blessures pendant que les autres enchaînent avec 30-50’ de càp.
). Point de vue boisson c’était vraiment limite, mais on peut difficilement prendre plus que deux gourdes et ici il n’y a pas de fontaine pour les remplir...

).
), c’est dodo, puis déjeuner ... et en selle pour un nouveau tour aujourd’hui. Départ sur le bord de mer, à un rythme léger (pour attendre P-A au fond de chaque petite descente...), soit environ 22km/h jusqu’à Tossa. Ensuite, c’est le Tossa Pass puis une belle allure de presque 30km/h, régulier, en direction de Caldès de Malaveda et Cassa de la Selva (avec un petit détour imprévu mais assez joli). Montée du « colinet » du Santa Pellaia et pause pic-nic au sommet. Puis belle descente sur La Bisbal d’Empordà suivie d’un peu de cyclocross (on a suivi les panneaux bruns destinés au VTT...). Reste alors une montée progressive sur le Col de la Ganga, avant de redescendre sur le bord de mer et rejoindre Sant Féliu. Au total : 115km à 25km/h de moyenne environ. (même lien qu’avant, mais vous cliquez sous samedi dans le calendrier en haut...)