Daniel & Jean-Claude Besse

Natation Vélo Course

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Changements de style

L’hiver, entre saisons, est la période idéale pour procéder à quelques changements en douceur de la technique. Changements qui auront le temps de se mettre en place correctement avant le début des compétitions de l’année à venir.

Ski de fond

Pour notre part, cela a commencé avec du ski de fond, et cela à Champex pendant les vacances de Noël, malgré le manque évident de neige. S’efforcer à bien glisser sur chaque pied, essayer de pousser aussi en 1-1, et faire quelques tours sans bâtons. Pas vraiment l’occasion de mettre les nouveaux skis à profit pourtant, vu le risque élevé de les râper sur la terre apparente.

Les pistes de Champex à Nouvel-An

L’occasion se présentera plus tard, avec aussi un apprentissage/perfectionnement de la technique de fart skating, lors d’un week-end à Coffrane chez les Forchelets. De nuit d’abord le vendredi soir, sur une piste des Loges pas franchement très facile, et contenant quelques bosses propices à faire monter le cardio…

Le samedi, temps magnifique le matin dans la vallée de la Sagne pour 25km de glisse, de technique, où je (ré)apprends la différence entre 2-1 de montée (avec les bâtons assymétriques) et 2-1 de plat (en poussant avant de lancer le ski). À part une belle chute sur le chemin du retour, une sortie magnifique et quasi plate, qui rend bien mieux que la veille !

L’après-midi sur la Vue des Alpes dont j’ai quelques souvenirs d’une montée à vélo lors d’un précédent TDFO le vent s’est levé fortement. La glisse est plus pénible, le chemin un peu plus escarpé, et les bras gentiment fatigués. Mais le plaisir est toujours là, les skis me vont très bien, je fais gentiment des progrès sur mon équilibre aussi.

À la Vue des Alpes

Comparé à l’année passée, il me semble avoir beaucoup progressé dans la technique. Les bâtons plus longs aident énormément, je suis sûr qu’un skimarathon serait bien plus rapide cette fois-ci.

Natation

Même week-end, autre réalisation de corrections à apporter, et cela en natation. Peter à Benidorm disait: “étonnant qu’il y ait autant à corriger alors que vous allez si vite”. David à Coffrane le formule comme “pas de raison que les meilleurs nageurs vous prennent autant avec votre capacité physique”. Reste que la natation on l’exerce beaucoup sans coach dehors de l’eau, et que les défauts ne sont pas toujours corrigés rapidement. Enfin ça c’est l’excuse officielle, mais pour être honnête ça fait quelques années que PA me corrige pour ma main qui rentre verticale dans l’eau et que j’ai pas réussi à corriger…

Un jour au Pontet on s’organise alors pour une session film. Car se voir nager horriblement est toujours plus marquant que se faire gueuler par le coach (le deuxième étant normal pour un athlète non?). GoPro dans l’eau, Natel au bord du bassin et tout est dans la bobine. Alors de retour affalés sur le canap après 60 bornes de ski de fond, on peut commencer l’analyse.

Ouch, ça fait mal aux yeux ça en phase de glisse

Le résultat est simple (et j’aurai dû le savoir, mais le voir et se le faire indiquer au ralenti est plus frappant): le battement est bien coordonné, même si pas forcément très puissant, mais c’est pas grave. Les mains rentrent trop verticales et plongent sous l’eau dans ce qui devrait être la première phase de traction. Les coudes ne sont pas assez haut pour avoir une bonne prise d’eau de tout l’avant-bras. Et tout le corps doit être plus stream-lined (en flèche lors de la coulée ou les biceps proche des oreilles lors de la glisse).

Corrections à mettre en place immédiatement le lendemain, puisque la pluie à éliminé le reste de neige, à la piscine du Nid-du-Crô. Et la différence est notable. J’ai une sensation de traction plus forte dans l’eau, je nage comme Sun Yang (presque). Seul problème, j’ai l’impression que ça demande beaucoup plus de force, et peine à maintenir la position pendant plus de 75m. Reste que les séries de broken 400 ont très bien passé, avec notamment 4x100m et 15s de pause tournés autour des 1’09 (après un week-end chargé tout de même).

De retour en grand bac à Zurich ensuite, je m’efforce à beaucoup de technique ensuite, pour bien ancrer la position dans mon subconscient. Une réalisation, comme à chaque fois : 50m c’est vachement long !

Ski de rando

Jamais deux sans trois ! Encore un changement, et pas des moindres en terme d’équipement : avec Daniel on a décider après plus d’une année d’hésitations de franchir le pas et passer sur du matériel relativement léger de ski de rando. Pas le top fin léger non plus, vu notre niveau de descente pas vraiment excellent, mais quelque chose de bien plus adapté que les skis bon gros et lourds qu’on avait auparavant. Après moultes recherches et demandes de conseils, on s’est penché sur des movements, avec fixes toutes légères et des chaussures scarpa.

Le nouveau matos attendant sagement sa première sortie
Restait à tester le tout en conditions réelles. Alors que Daniel m’a pris de vitesse et est parti en nocturne quelques jours avant le test officiel, je monte pour la première fois avec David, Guillaume et Daniel pour une “Empacotée”. Malgré quelques hésitations dans l’attache des fixes, comment ne pas perdre le ski en montée et aussi apprendre à faire glisser le ski sur la neige et plus lever les pieds, beaucoup de plaisir dans des conditions très changeantes (de plaine au départ, avec une neige mouillée et lourde, ainsi qu’une forte chaleur à la montée, et de montagne sur l’approche du col de Lys, avec un fort vent et de la neige soufflée qui nous ont empêchés d’arriver jusqu’au sommet).
Aux Paccots, en randonnée
Et ben le constat est flagrant, ça change tout ! David dirait que son matériel tout léger est encore plus rapide (et c’est vrai qu’on était bien loin de son record strava…), mais vraiment casse-gueule en descente. Sans avoir l’intention de faire des courses d’alpinisme pour l’instant, je crois qu’on a plutôt fait le bon choix (d’autant que j’ai déjà fait deux chutes avec mes skis…).



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Strava: Cold, snow, wind, ... Enjoy!

Cold, snow, wind, ... Enjoy!

Vélo sur Strava par Jean-Claude: https://www.strava.com/activities/497548844

38.7km - 1h31' - 393m D+



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Strava: UNIL petits sprints aux pyramides

UNIL petits sprints aux pyramides

Course à pied sur Strava par Daniel: https://www.strava.com/activities/485639339

9.1km - 0' - 10.7m D+



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Strava: Double Corniche

Double Corniche

Vélo sur Strava par Jean-Claude: https://www.strava.com/activities/476628037

57.3km - 2h09' - 848.6m D+



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Courses de ce début d'hiver

Pas beaucoup de nouvelles ces derniers temps avec une grande quantité de travail pour moi à l'EPFL pour être en mesure d'envoyer produire à temps mon design qui sera le sujet de mon projet de master (et des specs et deadlines qui fluctuent plus que les marées du Mont Saint Michel). Loin s'en faut malgré tout de me voir renoncer aux traditionnels courses en ville et corridas de la première partie de l'hiver. Cette année, la corrida d'Octodure à Martigny, la course de l'escalade à Genève et la Christmas Midnight Run de Lausanne étaient au programme. Revenons-en donc maintenant que le temps le permet.

Corrida d'Octodure

Invité par la force des choses l'année dernière (comprenez en demandant), j'ai cette année été véritablement invité à cette course élite. Et je dis course élite, car l'ambiance en est vraiment d'une contrairement à d'autres grandes courses avec énormément de monde. Départ à 20-25 personnes et il me faut m'accrocher pour faire partie de la première moitié du peloton. Le premier tour sur les huit au programme se fait à une allure de présentation des athlètes; enfin, on parle quand même de 3'17 au premier kilomètre mais le peloton est compact et j'ai l'impression d'être à l'aise (similaire à mon premier kilomètre des 20km de Lausanne). Les Tolossa et autre Metheka doivent donc être encore en échauffement et ça se confirme sans surprise à un virage un peu serré. Un concurrent a le malheur de toucher le pied de Tolossa depuis l'arrière et c'est bien impuissant que je le vois alors prendre la tête du groupe, regarder en arrière que ses copains le suivent, puis partir seul avec eux. Mon allure passe subitement vers les 3'05 au kilomètre mais la ballade des heureux coureurs est terminée: la troupe s'étire et un groupe se détache clairement à l'avant.

La course est donc lancée et il me faut gérer pour moi désormais. Malgré tout, les tours s'enchainent plutôt bien et je parviens même à reprendre un peu de vitesse sur la fin avec deux autres concurrents qui me rattrapent et derrière qui je peux m'accrocher. Au final, le résultat est plus que satisfaisant puisque j'ai clairement améliorer mon temps de l'année dernière (et plutôt bien tenu le changement de rythme subi) sans avoir mal à ma hanche (qui me tirait avant le départ tout comme l'année précédente).

Escalade et Midnight

A l'escalade (comme à la midnight la semaine suivante suite à une extension de délai), ma plus grande crainte était l'état de forme avec peu de sommeil durant la semaine. La forme est là par contre et je le sais, il faudra donc se baser là-dessus pour faire le mieux possible. L'année passée j'avais dû renoncer à l'escalade tout comme à la midnight à cause d'un mal de hanche. Les gênes ressenties après le quart de marathon de Lausanne n'ont toutefois pas duré cette année (grâce à plus d'exercices de renforcement ?) et c'est avec grand plaisir que je passe de spectateur à concurrent.

Pour les deux courses, la pression n'est pas très grande et je les prends comme elles viennent. La preuve en est mon départ à l'escalade où je me mets bien plus en arrière qu'à mon habitude sur la ligne. Un peu trop même peut-être puisqu'il me faut forcer un peu pour dépasser un concurrent bras grands écartés et craignant de tomber (hey! c'est l'élite ici, cours un peu!). Bref, pas d'excitation, Jean-Claude n'est pas très loin et je l'ai même au sommet de la première montée après plusieurs zigzags dans la foule. Pfiou, enfin un peu de place et la possibilité de prendre son rythme. Autant de monde est par contre un avantage pour la suite car il est toujours possible de se caler sur le rythme de quelqu'un. Un schtroumpf a dû schtroumpfer pareil d'ailleurs en copiant ma foulée et la prédominance d'encouragements pour son bonnet à pompons me force à le poser dans la rentrée des Bastions. Le deuxième tour passe plutôt bien à mon sentiment et mis à part la dernière traversée complète des Bastions au début du troisième, la fin de course est plutôt bien gérée également. 24'15 au final, très content du résultat malgré une douleur au talon/tendon d'Achille gauche qui est ressortie.

Daniel au passage des Bastions Escalade 2015
Au passage des Bastions au deuxième tour avec toujours la tête qui dandine autant (merci Kaizad pour les encouragements et la photo).

Même état d'esprit pour la Midnight: se défouler, profiter de Lausanne la nuit et courir avec/voir toutes les personnes qu'on connaît à travers le sport. Le stress du projet de master à envoyer produire est passé (enfin je le pensais avant de me retrouver à faire un échange d'e-mails intitulés "URGENT!" avec mon assistante dans le métro pour aller à la course). Gestion de course un peu différente de la semaine passée cette fois-ci avec un placement en première ligne en passant dessous les banderoles par l'avant; mais disons-le, le niveau n'est pas le même. Départ également assez rapide pour être libéré du peloton et me retrouver dans un petit groupe avec Valentin mais aussi Pierre, Vincent et Antoine avec qui je me suis entrainé quelques fois ces dernières semaines. Je laisse plusieurs fois quelques petits trous en gérant mon rythme à ma façon plutôt que de me laisser entrainer. Valentin et Vincent lachent en fin de premier tour tandis que moi je laisse Pierre et un autre autre athlète prendre de l'avance pour leur revenir dessus au deuxième passage de la rue de Bourg. En fin de deuxième, début de troisième tour, j'ai un petit passage à vide avec les forces qui me manquent un peu et par conséquent la motivation et lucidité à se frayer un chemin parmi les gens qu'on dépasse qui me font défaut. Je n'arrive pas non plus à me tenir dans les pieds d'Antoine qui me reprends alors ma quatrième place. Pas grave, je suis malgré tout content de ma performance à cette course. J'aurais peut-être dû être capable de tirer un peu plus sur la fin (il me semble avoir récupéré très rapidement) mais en même temps, ça me réjoui que la rue de Bourg et la montée sur Saint-François depuis la rue Centrale se sont considérablement aplaties par rapport à mes souvenirs d'il y a deux ans.

A noter finalement que Jean-Claude n'était quant à lui pas là pour la corrida d'Octodure (encore aux USA pour son projet de master) mais de retour en Suisse pour l'escalade. Avec le décalage horaire et les entraînements un peu perturbés par le voyage, la course ne lui a pas aussi bien réussi qu'espéré mais il s'est bien repris sur la midnight (alors que moi je perds 10" entre les deux course, lui en gagne 40). Et finalement, merci aux copains pour la bonne ambiance à ces courses et aux retrouvailles après qui, si elles ne sont pas les méthodes de récupération les plus scientifiques, sont sans doutes les plus sympathiques.



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